Tradition du yoga




 



 

Tradition du yoga

Le mot Yoga provient de la racine sanskrit YUJ qui signifie « joindre, unir ». Yoga peut donc être compris de deux façons :

  • « L’union de l’être individuel au Principe suprême » ou
  • « l’unification des différents aspects du psychisme humain. »

La pratique du Yoga est multimillénaire. Les premières allusions au Yoga se trouvent dans la littérature védique,  notamment dans le Rig Véda (dans l'hymne 136 du livre  10) et l'Aranyaka. Et il existe des sceaux de la civilisation de la vallée de l’Indus (3300 – 1700 av. J. C.) qui représenteraient un yogi en position de méditation.

Traditionnellement, la pratique du Yoga, transmise par un maître authentique à son disciple était longue et difficile. Le disciple devait purifier tous ses centres d’énergie, se libérer de tous ses désirs et attachements avant d’obtenir l’éveil de l’énergie intérieure Kundalini qui lui accordait le Yoga.

Le plus ancien exposé systématique du Yoga, lui-même issu d’une très ancienne tradition, est celui de Patanjali : les Yoga Sutra.

Il y est établi que le Yoga est la cessation des « tourbillons du mental », « yogash citta-vritti-nirodhah ». C’est donc dans la conscience silence que peut commencer à se manifester notre nature profonde.

Le Yoga classique décrit par Patanjali est divisé en huit étapes :

       Les deux premières étapes, Yama et Niyama, sont celles du contrôle de soi et des observances

La troisième, dite  Asana, celle de la posture : elle doit permettre de méditer dans les meilleures conditions. elle doit   « être stable et agréable ».

La quatrième, appelée Pranayama, est celle du contrôle du souffle de vie, notamment le contrôle de l’énergie vitale et la maîtrise du mental.

La cinquième,  Pratyahara, celle du retrait des sens. Comme il est dit dans la Bhagavat Gita (dans le deuxième chapitre), « Le yogi retire ses sens des objet sensoriels comme une tortue rentre sa tête et ses pattes sous sa carapace ».

La sixième étape,   Dharana, est celle de la concentration. Il s’agit de fixer l’attention en un seul point ; lorsque l’attention est parfaitement centrée et immobile, la concentration est atteinte.

La septième, Dhyana, est celle de la méditation. C’est le perfectionnement de la concentration ; la mainmise sur l’attention s’affermit et les innombrables pensées diminuent en fréquence et en importance. La méditation débouche sur :

8)      Le Samadhi est la huitième et ultime étape: « Quand seul l’objet médité resplendit dans la conscience qui semble vidée de sa forme propre, c’est le samadhi. »

Une autre forme de conscience apparaît, enrichie par le silence et l'état de témoin Elle permet d'appréhender  l'existence avec sérénité et confiance et de ressentir une joie profonde. Le sage Vyasa dit dans son commentaire des Yoga Sutra : « le Yoga doit être connu au moyen du Yoga. (…) Celui qui s’applique sans relâche au Yoga, à la fin trouve dans le Yoga une joie permanente. » Il existe différents degrés dans le Samadhi.

   Dans la tradition, cet état de conscience silence a été décrit par les maîtres spirituels tels que les Nathpantis du Maharashtra, le grand saint Gyaneshwara, le poète Kabir..., comme l'état naturel et originel ou l'état spontané de la conscience ("SAHAJ" samadhi).